Journée fraîche et pluie modeste sur la vallée — le vent du sud s'est tu avant même le midi.
La pluie est arrivée discrètement, douze millimètres sans orage, sans éclairs — le ciel s'est simplement chargé et s'est déchargé, comme il sait le faire en juillet quand la pression remonte lentement. La température n'a pas beaucoup bougé : fraîche le matin, à peine plus douce en début d'après-midi, puis retombée avant le soir. Le vent du sud soufflait à peine, et une seule rafale notable — en milieu de matinée — a traversé la clairière sans rien renverser.
Les oiseaux ont été actifs tôt, avant l'aube presque, puis encore en masse à dix-huit heures passées quand la pluie s'est alléguée. Au fil du jour, la sittelle à poitrine rousse et le troglodyte des forêts ont tenu le haut du palmarès, fidèles à leur réputation de voix portantes même sous ciel bas. Mais c'est le colibri à gorge rubis qui reste l'image du soir : détecté peu avant vingt et une heures, ce bourdonnement tendu dans l'air humide, si bref qu'on se demande toujours si on l'a vraiment entendu.
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Voir toutes les espèces sur BirdWeather → La lune, gibbeuse et éclairée aux deux tiers, se lèvera en soirée et dominera la nuit — trop brillante pour le ciel profond, mais suffisante pour se promener sans frontale sur le sentier du pont. Vénus sera visible en début de nuit à l'ouest, à onze degrés au-dessus de l'horizon ; avec seulement un quart du ciel couvert, la nuit se prêtera bien à une sortie courte.
« Cette goutte de lune dans l’herbe ! » Jules Renard — Histoires naturelles, 1896